Un de nos événements phares de cet automne: l'atelier  "Caring and Cared For: A Contemplative and Earth Wisdom Path for Caregivers". 

La Solitude a demandé à Monique Léger, la coordonnatrice de l'événement, de nous en dire un peu plus sur cette approche et sur le contenu de l'atelierMonique qui rit


Monique Léger, décrivez-nous l'atelier en quelques mots
L’atelier appelle les aidants à faire l’expérience d’un ressourcement réparateur. Reprendre leur souffle en même temps que la nature, qui elle aussi relâche à l’automne son souffle de toute sa production. Un temps en compagnie d’autres aidants et l’échange d'expériences du métier volontaire ou circonstanciel.  

Les animatrices, elles-mêmes des aidantes dans leur vie professionnelles, partageront avec les participants leur références de soutien pour elles-mêmes et leurs clients.

Alliant la force vitale de la poésie et la richesse des plantes pour rester bien appuyé sur son support profond lors de moments éprouvants. Une invitation contemplative à écouter ce qui nous soutien et ne nous soutien pas. Un temps pour le discernement et des façons d’être attentif à ce qui est nécessaire pour le prochain pas dans le soin de soi et des autres.

Quel est l'objectif de l'atelier Caring and Cared for?
L’atelier se veut, en un premier temps, de redonner à ceux qui donne tout d’eux même pour le bien des autres: leur temps, leur présence, leur toucher, leur écoute, leur bonne humeur, leur vitalité. On parle du cadeau de bienveillance pour ceux et celles qui donnent d’eux même.

C’est une invitation pour apprendre davantage comment se ressourcer au quotidien. En plus, nous voulons affirmer une éthique de la sollicitude (de bienveillance) qui invite la simplicité dans la relation avec soi-même et avec les autres. L’aidant n’est pas une seule personne mais toute une communauté. Le modèle de jeune-aidant et vieux-aidé n’est pas un modèle viable tel que nous le connaissons. Nous proposons d’autres modèles.

À qui s'adresse cet atelier?
L’atelier s’adresse à toute personne qui s’identifie avec le mot aidant - le geste d’aider l’autre. Le choix d’être aidant n’est pas toujours volontaire et nous sommes parfois au désarroi de ressources, de support. L’aidant peut aussi être un professionnel en besoin de repos ou de ressourcement. L’aidant peut être le parent qui s’occupe et de parents et de jeunes. Il y a aussi les gens âgés qui s’occupent de gens âgés moins fortunés. Toute personne qui a le souci du bien-être des autres est le bienvenu.

Les « autres » veux aussi dire des formes de vie comme les animaux et la Terre, qui ont eux aussi leur place dans la bienveillance donnée et reçue. On oublie pas la joie que nous procure un animal domestique ou un jardin !

Que vont faire les participants au cours des deux jours d’atelier?
Les participants auront un temps pour ralentir, pour le repos, l’échange, la réflexion et recevoir le silence. Ils apprendront davantage comment la sagesse de la Terre supporte et enseigne puissamment le soin de soi et des autres. Comment reconnaître le trop plein, le pas assez ? Qu’est-ce qui est bien pour moi ? Comment me prendre soin quand je suis fatigué.e et stressé.e ? Comment je célèbre ce que j’aime dans la bienveillance de l’autre ? C,est une invitation pour reconnecter avec ce qui me nourrit et crée un sanctuaire personnel, pour apprendre des autres, et de la sagesse de la planète. L’atelier offrira du mouvement, l’écriture de journal, la marche, des pratiques contemplatives et basées dans le rituel pour supporter la réflexion.

Pourquoi avez-vous envie d'organiser cet atelier pour nos communautés? 
J’ai envie de participer au phénomène d’une société vieillissante, riche d’expérience et de plus en plus isolée. Je veux faire valoir le don de soi des aidants qui se trouvent dans toutes nos familles et communautés.  Je veux explorer le lien fragile et résilient de la dépendance, la place de la poésie et de la nature comme supports pour redonner aux aidants la dignité qui leur revient. Je veux contribuer à mettre les bases pour un vivre-ensemble qui explore d’autres modèles de bienveillance sociale.

Et bien sûr de faire découvrir ce lieu magnifique qu’est La Solitude de Pré d’en Haut !

Les animatrices ont une profonde expérience de l’éthique de la sollicitude et ont exploré des approches simples, universelles et actuelles applicables aux aidants. Elles partagerons avec nous les nombreuses façons de nourrir notre résilience, notre âme et nos communautés pour un vivre-ensemble rempli de sens.

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Photo: Monique Léger

Monique E. LeBlanc
et
Jean-Guy Poirier
Suzanne
et
Roger Landry
Ghislaine
et
Fernand Arsenault
Simone
et
Maurice Rainville
Congrégation
(f.m.a.)
Congrégation
(n.d.s.c.)